Cirrus | Un voyage dans le temps.
2006
post-template-default,single,single-post,postid-2006,single-format-gallery,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,footer_responsive_adv,qode-content-sidebar-responsive,columns-4,qode-theme-ver-13.2,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.5,vc_responsive

Un voyage dans le temps.

Force 3 à 7 dans les grains, bon plein, mer agitée, soleil qui apparaît, passage express devant les Shiants Islands.

Nous avons rencontré à Scalpay des gens du coins qui naviguent avec des copains Irlandais. Ils nous révèlent certains des bons spots de la région et surtout nous proposent d’emprunter un corps mort à Stornoway. Nous attendons depuis quelques jours un créneau pour aller à St Kilda, mais c’est pas gagné donc on décide de s’échapper vers le nord et pourquoi pas de se poser aux Shiant Islands. Bon… comment dire… On a vu mais on ne s’est pas approché car la mer était trop agitée. Nous savons qu’il y a de nombreux macareux sur l’île et des colonies d’autres oiseaux de mer. D’ailleurs plus on s’approche plus on en voit! Mais ce n’est pas le bon jour pour aller mouiller là bas aussi nous continuons jusqu’à Stornoway. Pour le lendemain un coup de vent est prévu, et vu comment on s’est fait brasser la veille au ponton on préfère assurer le coup.

En chemin nous croisons une énorme bête dont nous n’apercevons que le dos et la nageoire dorsale. Baleine ou rorqual? Difficile à dire mais en tous cas c’était gros. Nous avons passé pas mal de temps sur le pont de Scalpay, en attendant que le vent se calme, avec les jumelles pour chercher des loutres. Il y avait plein de phoques et je pense avoir vu la traversée d’une loutre, mais plus ça va moins je suis sûre… paraît qu’on voit systématiquement la queue quand elle finit par plonger et je ne me souviens pas de ça. Enfin, ce n’est pas grave, les phoques ont déjà bien remplis le spectacle. C’est vraiment amusant, ils se sentent observés et te trouvent direct à chaque fois, ensuite ils te surveillent…comme toi.

Après des tentatives infructueuses pour louer une voiture nous nous rabattons sur l’autobus et le stop (quand on rate le dernier bus par exemple). Une fois que tu as compris comment lire les horaires et que tu t’organises c’est facile.

Cette photo provient d’internet et je n’ai pas l’auteur (désolé…)

Par une journée sacrément pluvieuse nous allons à Great Bernera pour visiter le village de l’âge de fer. Si comme nous vous aimez voir des vieux trucs c’est trop génial.
Au fond d’une petite crique avec un magnifique sable blanc une tempête en 1993 a fait ressortir du col un mur en pierre. Rapidement il s’est avéré qu’il s’agissait du mur d’enceinte d’une ancienne habitation. Les archéologues en ont trouvé 5 sur place. Une reproduction de la plus grande a été construite un peu plus haut que l’emplacement du village (qui a retrouvé sa place sous le sable pour les prochains millénaires). La maison rebâtie sers de test pour les théories des archéologues. Inspirés par les toitures en chaumes des anciennes « Blackhouses » locales ils ont reconstitué une charpente, qui après de nombreux essais en chaume sera finalement recouverte de tourbe et d’herbes. Nous arrivons sur le site sous un vent glacial et une bruine frigorifiante (je force un peu le trait pour vous rafraîchir… paraît qu’il fait très chaud en France!). Une fois la porte de la vieille maison refermée… plus rien… le vent ne siffle plus, il fait sec et très sombre. Les yeux peinent à s’adapter et nous sommes surpris de découvrir qu’assis là contre la façade courbe de l’habitation il y a de nombreuses autres personnes qui attendent le guide auprès d’un feu de tourbe. Le contraste est surprenant, bien que rustique on peut imaginer que ça devait rester confortable (sauf qu’à priori ils devaient vivre à 15 là dedans). La guide nous fait part de ses propres observations et réflexions sur les différents usages de l’habitation. Cela fait des dizaines d’années quelle fait visiter et sa pratique du lieu aide parfois les archéologues à valider ou non certaines idées.
Cette habitation date de la fin de l’âge de fer, « juste » avant l’arrivée des vikings, mais ce sont les prémices de l’architecture locale traditionnelle des « Blackhouses ». Un double mur en pierre périphérique, une toiture végétale, un simple trou dans le toit pour évacuer la fumée du feu de tourbe. Pas ou peu d’ouvertures.

La visite le lendemain du village des Blackhouses permet de réaliser qu’au fil des siècles le confort, le mode de vie et l’habitat n’avait pas trop changé.
Dans la blackhouse on trouve 3 pièces, 2 pièces de vie chauffées, une pièce de travail pour le métier à tisser. Si le sol était en pente il n’était pas rectifié. Ces habitations se fondent dans le paysage et l’on ne peut que regretter qu’il y ai tant de ruines et si peu de maisons restantes. Les White houses, par oppositions on pris le relais depuis les années 20, et si certaines sont encore présentes la plupart ont été construite avec des matériaux médiocres et sont dans le même état de ruine que les blackhouse. Depuis on ne construit plus que d’affreuses maisons au crépis épais et gris déprimant…

Les 3 générations d’habitations ( maquettes du musée Lews castell à Stornoway)

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.