Faire et défaire c’est encore bricoler !

4 astuces pour faire de vous un as du bricolage !

Bricoler sur un voilier…Dans la continuité de notre précédent article intitulé  » Le bricolage c’est la galère » nous abordons cette semaine la question:

Mais pourquoi faut il recommencer plusieurs fois la même chose?

Ben paske c’est comme ça… t’es mauvais c’est tout!
Bricolage2.0
Sur Cirrus on a pris l’habitude de refaire plusieurs fois les travaux avant d’arriver à un résultat correct! Heureusement maintenant on est plus doués et on perd moins de temps (et d’argent!)

Un dur apprentissage:

Déjà qu’apprendre à bricoler ce n’est pas évident, alors comment accepter l’idée qu’il va falloir tout recommencer plusieurs fois? Est ce une fatalité ?

La preuve que ça arrive même aux gens bien,voici le décompte de certains de nos échecs :

  • joints des robinets = 3 fois
  • changements de pièces sur le WC = toutes sauf la céramique
  • démâtage pour révision du gréement = 2 fois
  • peinture autour des hublots = 2 fois
  • vaigrages lièges = 2 fois

Pourquoi est-ce que ça ne marche (jamais) du premier coup ?

1/ On est des débutants : 

On maîtrise mal les outils et leurs caractéristiques. On a beau se renseigner, il reste toujours une faille et on tombe dedans à chaque fois. 

Exemple: la peinture mono-composante ne peut pas être posée sous une peinture bi-composante… mais qui peut le savoir avant de l’avoir expérimenté ?

Nous avions enlevé les hublots, décapé l’aluminium à nu et pour faire propre mis une couche de belle peinture blanche (et mono-composante) partout.

Ensuite,comme nous étions bien renseignés nous avions posé un primaire spécial pour Sika sur la partie où serait recollé le hublot.

On s’est bien embêté à faire un truc propre (c’est du noir alors il ne faut pas que ça déborde sur le blanc). On a galéré pour recoller et revisser les hublots (entre-temps on a aussi changer 2 fois de vis, de méthode et de technique pour couper le plexi)… tout ça pour qu’à la fin le hublot n’adhère pas au roof…

Ben oui, le primaire et le sika ont fait fondre la peinture du dessous, ce qui fait quel’ensemble ne collait pas au support et donc ce n’était pas étanche !

2/ On cherche à faire des économies :

On regarde partout pour trouver à acheter des produits moins chers, on compare les prix. On écoute pas les personnes qui nous disent

Prends quelque chose de qualité !

Oui maman… je ne t’écoute pas !

Et évidemment, ça ne rate pas, on fait des économies sur le moment mais ensuite on est obligé de réparer, échanger, colmater, jeter, recommencer…

Exemple : un célèbre catalogue en ligne de matériel pour bateau propose un modèle de WC« identique en tous points à une célèbre marque de WC de bateau »…pour environ 40 € de moins.

Forcément on l’achète. Et forcément on passe les 6 mois suivants à acheter toutes les pièces de remplacement de la « célèbre marque » pour réparer notre WC neuf mais non fonctionnel.

A la fin il ne reste plus qu’une pièce d’origine et tout ça nous a coûté 3 fois le prix du WC de marque… et encore, il ne marche toujours pas parfaitement bien !

carnet-travaux-1
Extrait de notre carnet de travaux

3/ On veut tout faire nous-même :

Ça c’est très positif, car à chaque fois qu’on recommence c’est pour mieux apprendre de nos erreurs.

Exemple : pourquoi acheter un kit de joint existant si on peut bricoler ça soit même ? Parce que le jour où tu n’as pas ces joints sous la main tu auras essayé tellement d’autres techniques que tu sauras te débrouiller pour en faire un à base de liège, chambre à air, scotch, pâte à modeler ou autre.

Bon, c en’est jamais parfait mais en général avec un peu de pratique ça marche et c’est reparti pour 3 jours… ou 3 ans !

4/ On ne veut pas gâcher des matériaux :

Faire à l’économie c’est aussi une démarche écolo, alors quand on cherche du matériel d’occasion c’est évident qu’il va falloir l’adapter au bateau, et il faudra être patient avant de pouvoir l’utiliser.

Exemple :le régulateur d’allure a été récupéré presque neuf dans un garage, il ne nous a presque rien coûté. Mais les pattes de support d’origine n’existent plus, il va donc falloir les refaire. Et forcément, percer de l’inox c’est pas marrant, il faut s’y reprendre plein de fois (n’essayez pas la technique de l’oignon, c’est du flan ! On a testé pour vous)

Les 4 astuces pour devenir un as du bricolage:

Parce que faire les choses soit même c’est gratifiant et économique voici 5 astuces :

1/ S’informer / regrouper le matériel nécessaire

Le plus long ce n’est jamais le travail en lui même mais la préparation. Regrouper le matériel et les matériaux nécessaires avant de débuter. Ne jamais lésiner sur la quantité de matériaux dits jetables : scotch de masquage,  papier à poncer, rouleaux, papier ponce, essuie-tout… sinon il en manque toujours au moment crucial. Réfléchir à la méthode et essayer de penser à tout (une table propre, un établi pour découper, un échafaudage, des bâches dans le cas où il pleut). Il ne faut pas oublier les potentiels imprévus comme un changement de météo qui pourrait nécessiter du matériel complémentaire. 

Avant de commencer à travailler avec des produits il faut par exemple bien connaître leur utilisation, temps de séchage, type de pose…

Renseigne toi directement auprès des fabricants, c’est encore eux qui savent le mieux comment utiliser leurs produits.

2/ Tester « à blanc » avant de percer / découper / casser

Toujours faire un essai ou un gabarit avant de se lancer dans une découpe. Il y a de bons conseils dans le Hors Série n°14 de Loisirs Nautiques « Techniques et construction des aménagements intérieurs » ou dans Nauticus « Aménagements intérieurs » Et en plus ces deux livres sont bien illustrés et carrément drôle (si, si!) Par contre bon courage pour trouver le premier à un prix correct!

Avant de démonter quelque chose, il faut être bien sûr que l’on sait comment le remplacer à court terme (reboucher un hublot par exemple en attendant de faire les finitions quelques jours plus tard). 

3/ Trouver les bons interlocuteurs

Aujourd’hui internet regorge de gens prêt à te renseigner et te filer un coup de main.

HEO et STW par exemple, ou Partir en mer et vivre à bord.

4/ Etre patient ou ne pas être maniaque

Toujours essayer de comprendre… même si c’est un véritable sac de nœud et que tu ne connais strictement rien au domaine :

comprendre-elec
Quand tu essayes de comprendre ton circuit électrique…

Et le plus simple c’est de ne pas être maniaque… on s’en fiche que ce ne soit pas parfait, l’important sur un bateau c’est de respecter un seul point: la SÉCURITÉ ! Si c’est solide et fonctionnel on ne regarde pas de trop près les coulures de vernis! 

Quand il faut laisser faire les pros :

Si vraiment tu as 2 mains gauches ou qu’il s’agit de travaux que tu ne sais pas faire, qui impliquent du matériel trop compliqué à louer ou à utiliser. Si ça touche à la structure et que tu n’es pas certain du résultat…

Soudure-aluminium
Laissons faire les vrais !

Exemple : Nous ne soudons pas l’aluminium, et nous préférons laisser ça aux pros ! On prépare les tôles, on fait les découpes et les finitions etc. Mais la partie soudure c’est pour quelqu’un qui sait faire ! Et tant mieux! Y’a qu’à voir la tête de nos soudures inox… ça tient… mais combien de temps ?

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